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Il s’était déclaré le 15 février mais des dépenses antérieures ont été intégrées...

Nicolas Sarkozy a été trop dépensier pour la campagne présidentielle et la Commission nationale des comptes de campagne et de financement politique (CNCCFP) a décidé de rejeter ses comptes de campagne, révèle ce vendredi l’Express.

L’ex-chef de l’Etat s’était déclaré candidat le 15 février au JT de TF1 mais la Commission a décidé d’intégrer dans ses comptes des dépenses et des déplacements antérieurs. Le plafond pour un candidat qualifié au second tour avait été fixé à 22.509.000 euros et Nicolas Sarkozy avait déclaré avoir dépensé 21.339.664€.

Conflit d'intérêts au Conseil constitutionnel ?

Cette décision de la CNCCFP va être transmise au Conseil constitutionnel et elle peut faire «l'objet d'un recours de pleine juridiction formé par le candidat devant le Conseil constitutionnel dans le délai d'un mois suivant sa notification», note le site internet de l’hebdomadaire. Et cela pourrait avoir une implication très concrète : l’UMP pourrait se voir privé d’une partie de son aide publique, de l’ordre de 11 millions d’euros. Or l'UMP est déjà lourdement endetté.

Le mandataire de la campagne de Nicolas Sarkozy, le député d'Indre-et-Loire Philippe Briand, a confirmé le rejet des comptes de campagne et a annoncé le dépôt d'un recours.

Si cette décision est confirmée, Nicolas Sarkozy pourra former un recours devant le Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit. Le Front national a dit y voir un «conflit d'intérêts». «On savait déjà que sa qualité d'avocat posait un problème de possible conflit d'intérêts, aujourd'hui son intégration trop rapide dans cette haute juridiction pose désormais le problème de l'organisation même du conseil constitutionnel et la légitimité de ses décisions», écrit Louis Aliot, vice-président du FN dans un communiqué. «Nous demandons au président de la République de proposer une réforme majeure de cette institution afin de la rendre plus indépendante», ajoute-t-il.